Centre Hospitalier de Martigues

Rechercher

Histoire

Accueil > Découvrir l'hôpital > Histoire

Imprimer

L'histoire de l'hôpital de Martigues

De l'hôpital Saint Jacques aux hospices civils de Martigues

L'histoire hospitalière retiendra que Gérard Tenque est né à Martigues en 1040 et qu'il fonda en 1099 l'ordre chevaleresque des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, devenu plus tard l'ordre de Malte ; cette organisation apportait soins et secours aux croisés et pélerins en Palestine.

L'hôpital Saint-Jacques

Lettres patentes faites à Martigues

Lettres patentes faites à Martigues

Cet hôpital remonte au Moyen Age, mais on ne connaît pas sa date de création, tout comme l'hôpital Saint-Lazare. Il a été fait sous l'autorité des comtes de Provence, pour secourir les pauvres, et surtout les matelots malades.

Il semble qu'au XVIème siècle, l'hôpital était déjà implanté dans le quartier de Ferrières. Le 17 juillet 1704, une délibération forme le bureau composé de six recteurs.

Dès 1705, une messe est donnée tous les mercredi afin d'assurer une petite source de revenus. Ne possédant pas de pharmacie, le 12 août de la même année, le bureau délibère à l'unanimité l'organisation et l'installation d'une pharmacie dans l'hôpital. Durant des années, l'hôpital fonctionne bien, les malades sont soignés, même ceux qui sont complètement démunis d'argent.

En octobre 1751, le roi Louis XV donne l'autorisation afin que l'hôpital jouisse de toutes les franchises et exemptions, il lui permet de faire des acquisitions recevoir des legs ou donations. La lettre est faite à Versailles et enregistrée le 14 avril 1752 par le parlement d'Aix en Provence. Cette lettre figure dans le patrimoine de l'hôpital.

Les dames religieuses des Ursulines sont installées dans le monastère de l'Ile qui fut fondé vers 1630, avec des donations de grandes familles bourgeoises martégales. En 1763, la communauté des Ursulines fut éteinte suite au décès de la dernière sœur occupant le monastère. Les consuls de Martigues désirent alors que tous les revenus et immeubles dépendant du monastère des Ursulines soient inclus dans l'hôpital Saint-Jacques et que ce dernier soit transféré au quartier de l'Ile, à la place des Ursulines. Mais le roi par un arrêté du conseil, en 1764, donne tous les biens et immeubles des Ursulines aux dames de la visitation d'Arles. Ces dernières acceptent, après plusieurs refus, de se départir de tous les biens du monastère (bâtiments, immeubles, église, cours jardins, magasins) en faveur de l'hôpital Saint-Jacques à une seule condition: que ce monastère serve d'hôpital et que les malades y soient transportés le plus tôt possible.

Ancien hopital de l'Ile

Ancien hopital de l'Ile

Le 8 octobre 1769, l'hôpital Saint-Jacques est transféré dans l'ancien monastère des «dames religieuses des Ursulines». Il est administré par six recteurs : les trois consuls et les trois trésoriers sortant tous les ans de charge du consul de communauté. Les fonds dont il dispose proviennent de legs, des dons des princes de Martigues, les Villars surtout, des aumônes en nature ou en argent (des troncs étaient généralement placés aux portes des hôpitaux), d'un tiers des amendes infligées par le bureau de police.

L'hôpital Saint-Lazare

En décembre 1771, par lettre patente du roi Louis XV, sur le demande des recteurs de l'hôpital Saint-Jacques, l'hôpital Saint-Lazare est supprimé : hôpital des lépreux, il était inoccupé depuis des années. Tous les revenus et biens deviennent la propriété de l'hôpital Saint-Jacques.

L'hôpital de la charité

Un hôpital de la Charité est crée en 1724, après la peste, pour accueillir tous les enfants laissés orphelins. Ces enfants participent à leur entretien en travaillant : les garçons comme mousses et les filles en tissant les voiles de navires ou en fabriquant des filets. En 1856, ils sont hébergés définitivement à l'hôpital Saint-Jacques.

Les hospices civils de l'hôpital de Martigues

Cette même année, 1856, l'hôpital Saint-Jacques, regroupant alors tous les anciens hôpitaux de la ville de Martigues - l'hôpital Saint-Lazare, l'hôpital de la Charité- prend la dénomination d'Hospices civils de Martigues. Le maire est le président du conseil d'administration.

Ces dans ces hospices de l'Ile que furent soignés tous les militaires condamnés à travailler au creusement du canal d'Arles à Bouc. Ces hommes étaient les déserteurs de l'armée de Napoléon.

L'hospice Jourde

Ancien hôpitaldes Marins, devenu l'hospice de Jourde

Ancien hôpitaldes Marins, devenu l'hospice de Jourde

En 1897 est examinée la proposition de Philippe Jourde relative à la construction d'un hospice à ses soins et à ses frais. Le point litigieux est que Philippe Jourde souhaite que soient accueillis à l'hospice tous les marins nécessiteux du canton. Le 8 août 1900, les hospices de Martigues qui savent qu'ils en supporteront les frais sont très réticents et finissent par refuser. Le 23 octobre 1900, est inauguré l'hospice des Marins par Monsieur de Lamessan , ministre de la Marine, en présence de Monsieur le préfet des Bouches-du-Rhône, du maire et du conseil municipal. En 1925, l'hospice est en état d'abandon. L'Association des gens de mer n'arrive pas à subvenir aux frais depuis plusieurs années. L'hôpital de Martigues occupe les locaux et pendant de nombreuses années, un orphelinat y a fonctionné. En 1950, une promesse de vente est souscrite par l'Association de secours des gens de mer de la Méditerranée. Et en 1954, l'hôpital régularise la situation en achetant l'asile Jourde.

Philippe Jourde et sa femme, Marie Anne Capoduro, ont fait édifier cet hospice. L'épitaphe dans la chapelle sur leur mausolée rappelle qu'ils voulaient «dormir de leur dernier sommeil au milieu des pauvres et des affligés».

La géographie si particulière de Martigues («un île en Provence») et les contraintes de fonctionnement d'un hôpital moderne ne permettaient pas son maintien en centre ville. Depuis les années soixante-dix, un nouvel établissement a été construit. Aujourd'hui, le centre hospitalier de Martigues est installé sur deux sites : les Rayettes, ouvert en 1974, et le Vallon en 1979, tous deux situés à Ferrières, au Nord Ouest de la ville.

Grands Travaux

Laboratoires, IRM, Urgences, Maternité, IFSI, Ascenseurs...

Réalisation : Stratis
[Se connecter à l'interface d'administration]
ID de cette page :  13
Dernière mise à jour : 13 novembre 2008 à 16:41